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Une attente interminable pour une mère et son enfant

Service ambulancier


Publié le 20 avril 2017

L'ambulance a pris 38 minutes pour se rendre à la résidence de Nancy Galarneau.

©Photo: TC Media-Archives

ACCIDENT. Les ambulanciers ont mis près de 40 minutes pour venir en aide à un enfant qui venait de faire une chute de trois mètres dans sa résidence du secteur Bellefeuille à Saint-Jérôme. Une attente beaucoup trop longue, dénonce la mère Nancy Galarneau dans un média montréalais.   

Le petit Josh s'est cogné la tête sur la céramique après être tombé de la rampe d'escalier. La mère a immédiatement appelé le 911.

Dans un reportage à TVA, Mme Galarneau raconte avoir attendu les services d'urgence plusieurs minutes alors que la tête de son enfant enflait de plus en plus. «Quand ils sont arrivés, les ambulanciers m'ont dit: «Il y a eu cafouillage au centre d'appel. Si vous voulez porter plainte, vous porterez plainte plus tard».

Josh, qui souffrait d'un violent traumatisme crânien, a passé une semaine dans un centre hospitalier de Montréal.

Manque d'effectifs

Dans une entrevue accordée à TC Media, le directeur des opérations des Services préhospitaliers Laurentides-Lanaudière, Stéphane Maillet, admet que le délai était trop long. «À ce moment, il y avait un manque d'effectifs», reconnaît-il.

M. Maillet rapporte que les deux premières ambulances appelées sur les lieux ont dû répondre à des appels plus urgents. Une autre ambulance de Saint-Jérôme était à Mirabel pour un accident sur l'autoroute 15. «Les trois véhicules de Saint-Jérôme étaient occupés», affirme-t-il. C'est finalement l'ambulance, qui était à Mirabel, qui s'est rendue à la résidence de Mme Galarneau.

L'appel a été classé priorité 3, soit un déplacement urgent avec risque potentiel de détérioration clinique. L'ambulance qui, lors de ce type d'appel, se déplace sans utiliser les gyrophares et les sirènes aurait dû se rendre sur place en environ 12 ou 14 minutes, note M. Maillet.

De son côté, Yan Bonhomme, président du Syndicat des paramédics Laurentides-Lanaudière,  juge cette situation inacceptable. «Nous manquons de véhicules et nous avons une trop grosse charge de travail», a-t-il dénoncé.   

Selon lui, il ne s'agit pas d'un cas isolé. «Il y a beaucoup d'appels dans le secteur, ce qui entraîne souvent de longs délais. Ça arrive régulièrement».
Il estime qu'il faut ajouter des véhicules sans quoi il y aura encore des situations semblables. Actuellement, il y a entre trois et cinq véhicules le jour, deux et trois le soir et deux la nuit.