Sections

Martin Bundock, l'homme derrière la programmation


Publié le 11 août 2017

Le directeur artistique du Saint-Jérôme Folk, Martin Bundock.

©Gracieuseté

SAINT-JÉRÔME. Le Saint-Jérôme Folk prend son envol pour une troisième année. Le Service des loisirs, de la culture et de la vie communautaire de la Ville et l'entreprise Torrentiel ont mis la main à la pâte pour la préparation de l’événement. Et c'est sous la direction artistique de Martin Bundock que la programmation originale a été élaborée.

Professionnel du milieu de la culture depuis une trentaine d'années, Martin Bundock a notamment été agent d'artistes et producteur. Il a déjà fait la programmation des Francofolies. Conseiller au Cirque du Soleil pendant plusieurs années, il est aussi impliqué dans le concours les Francouvertes et dans le festival Mural de Montréal en plus de travailler avec Torrentiel et la Ville pour la programmation du Saint-Jérôme Folk. Il travaille également pour Montréal en Histoires.

«Il faut que le Saint-Jérôme Folk soit un festival d'auteurs-compositeurs d'abord, qui ont des propos et qui sont de leur temps.»

Martin Bundock

Les choix

«Le choix de la programmation a été fait en collaboration avec la Ville. Il fallait considérer ce qui avait été fait les deux premières années», nous explique-t-il. «C'est une programmation réfléchie, complémentaire à celle du reste de l'année concoctée par David Laferrière (directeur général adjoint et directeur de la programmation d'En Scène) qui a fait un super beau travail!» Quand il a été question de collaborer avec la Ville et au développement du festival, le directeur artistique a commencé par assister au Saint-Jérôme folk. «C'est à partir de là qu'on a regardé ce qui a été fait et ce qu'on élimine. La Ville souhaitait qu'il y ait du renouveau, qu'il n'y ait pas d'artistes qui reviennent». Oui, il y aura à nouveau Safia Nolin, mais elle était peu connue à son premier passage. «C'est d’ailleurs elle qui fait la soirée d'ouverture avec Beyries, dont on parle beaucoup actuellement».

Ce dernier a également pris en considération la programmation en salle, avec le nouveau théâtre. «Il faut être en complicité avec la programmation dans le processus, j'ai beaucoup partagé mes intentions avec David Laferrière. On veut que, dans le futur, le Saint-Jérôme Folk produise quelques shows dans l'année en collaboration avec En Scène, dans la salle, et ne se limite pas à un festival d’été. Ce sont des perspectives d'avenir!»

La première proposition aura été de faire des programmes doubles compatibles et complémentaires à la fois avec une série découverte dans la salle Antony-Lessard. «On a quatre soirées de deux artistes. On est content, entre autres, d'avoir Lydia Képinski qui a gagné les Francouvertes et elle y sera avec Nicolas Patterson. On a aussi la dernière soirée avec Beatrice Keller et Bastian Baker, cette soirée affiche complet. La recette d'un bon spectacle c'est: avec qui, le bon show, au bon moment, au bon endroit! Même si c'est juste cinq jours d'activités, 25 shows, c'est un gros processus pour arriver à ce que tout s'agence.»

Martin Bundock nous explique également qu'une attention particulière a été portée à l'éclairage des trois gros spectacles pour que chacun ait une signature particulière. «Pour le Folk, on va aménager la Place des Festivités différemment. Le public, qui a déjà vu des spectacles sur la place, va découvrir autre chose quand il va arriver au Saint-Jérôme Folk. C'est important d'avoir une signature qui se démarque de l'usage de la Place le reste de l'année.»

Les rencontres

Désormais, il reste au public d'aller à la rencontre des huit artistes de la série découverte et que les conditions climatiques soient au rendez-vous. «Je suis convaincu qu'il va être ravi par chacun des programmes que l'on propose!», assure M. Bundock. Les étudiants n'ont pas été oubliés. «Le jeudi 17 août, les étudiants du cégep viennent chercher leurs documents, alors j'ai placé ce jour-là, Émile Bilodeau!» Le lendemain, il y aura Avec pas de casques et Fred Fortin. «Je pense que du monde de Montréal va venir voir ce super beau match complémentaire et qui n'a jamais eu lieu!» Autre bon moment en vue dans la soirée, les Porn Flakes et leurs invités: Lulu Hughes, Valérie Carpentier, Joseph Edgar, Daniel Boucher, Polo des Frères à ch'val et Bastian Baker.

Il est aussi prévu un clin d'œil à Leonard Cohen. «On ne voulait pas l'imposer, mais lui rendre hommage en invitant chacun des artistes à faire quelque chose à sa manière que ce soit une anecdote, une chanson… Ils sont libres. La seule chose de plus formelle sera lors de la soirée des Porn Flakes. Il y aura un bloc complet où chacun des invités va faire une de ses pièces. L'année prochaine, on va peut-être faire la même chose avec Bob Dylan.» Il ajoute: «J'aimerais que chaque année on parle d'un grand artiste de la culture folk. Il faut que le festival développe son identité autour de ça. On voit aussi dans la programmation que la musique folk, depuis quelques années, est un très beau terrain pour les jeunes femmes artistes qui y trouvent beaucoup de place pour s'exprimer. On a une programmation d'artistes qui n'a rien à voir avec les programmations habituelles, près de la moitié sont des femmes et des femmes qui prennent leur place!»