Chloé Sainte-Marie milite pour une maison de répit

Publié le 3 mars 2017

Marlène Chapey, Germaine Chapey Martin que l'on appelle affectueusement Mamie et Chloé Sainte-Marie.

©TC Media – Elaine Nicol

PRÉVOST. Chloé Sainte-Marie était de passage à Prévost le 26 février pour faire valoir l’importance d’implanter une maison de répit et d'hébergement qui soutiendrait les aidants naturels.

Née d’une initiative citoyenne, une journée de sensibilisation a été tenue pour appuyer plusieurs instances et organismes qui demandent du soutien aux aidants naturels. Marlène Chapey, intervenante en gérontologie, souhaite mettre sur pied deux importants projets qui donneraient un nouveau souffle aux proches aidants de la région des Laurentides.

Elle parle d’abord de l’implantation de la Maison Gilles-Carle-Massilia, un centre multiservice qui offrirait de l'hébergement temporaire aux personnes aux prises avec une dégénérescence cognitive et/ou en perte d'autonomie, pour ainsi permettre aux proches aidants de rester chez eux pour se reposer. «Les aidants ont besoin de se retrouver dans leurs affaires, chez eux. On doit pouvoir sortir le malade, de temps à autre», soutient la célèbre Chloé Sainte-Marie.

De plus en plus de malades

Déjà, une Maison Gilles-Carle a ouvert ses portes à Cowansville. D’autres projets de la sorte sont en voie de réalisation. À Prévost, on prévoit ainsi compléter l’offre de service de la région par du soutien psychosocial et tous les soins de santé en plus de l’hébergement et du répit.  «Vous savez, au Québec on retrouve 1 200 000 aidants, ça veut dire autant de malades. Dans dix ans, on va se retrouver à un aidant sur deux. Ce ne sont que les maisons de répit qui vont sauver le Québec de la faillite», ajoute Mme Sainte-Marie, soutenant le projet de Marlène Chapey.

Consciente que ce genre d’initiative nécessite une importante mobilisation de la communauté, elle croit qu’un partenariat public-privé (PPP) pourrait permettre la construction ou l’aménagement d’une telle maison spécialisée chez nous. Cet investissement frôlerait le million de dollars.

Centre de jour à Piedmont

L’implantation d’un centre de jour pour les personnes souffrant de la maladie de Parkinson fait également partie des projets de Marlène Chapey. Ce centre, composé d’une équipe multidisciplinaire (infirmières, intervenants en  gérontologie, orthophoniste et technicienne en animation), sera situé à Piedmont et devrait ouvrir ses portes au printemps 2017.Un tel centre est évalué à 350 000$. Mme Chapey affirme que des dons sont encore les bienvenus pour en arriver à sa réalisation. «J’ai voulu mettre en place, des endroits où on fait respecter la dignité des gens. On manque encore trop de lieux qui donnent du répit aux proches de ces malades».

Isabelle Houle: Collaboration spéciale