Des citoyens se mobilisent pour un salaire minimum à 15 $

Mathieu Ste-Marie mathieu.ste-marie@tc.tc
Publié le 14 octobre 2016

Une quinzaine de personnes ont participé au rassemblement vendredi midi.

©Photo: TC Media-Élaine Nicol

SAINT-JÉRÔME. La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) a tenu une action vendredi à Saint-Jérôme afin d'appuyer la revendication du salaire minimum à 15 $.

Une soupe populaire était servie sur l'heure du midi à la quinzaine de personnes, incluant des représentants d'organisme communautaire, qui s'étaient regroupées sur le terrain vacant près du Tigre Géant.

Cette mobilisation fait partie de la campagne 5-10-15 qui repose sur trois revendications: le droit d'obtenir son horaire de travail cinq jours à l'avance, celui de disposer de dix jours de congé payé par année pour la maladie et les responsabilités familiales et le droit de gagner un salaire minimum de 15 $.

«Lorsqu'une personne gagne le salaire minimum, elle est sous le seuil de la pauvreté. Ce n'est pas normal, a déploré Josée Bélanger, coordonnatrice régionale de la CSQ des Laurentides. Le panier d'épicerie, le loyer, Hydro-Québec augmentent. Il faut trouver des solutions».

À ses côtés, Benoit Larocque, agent de liaison du Regroupement des organismes communautaires des Laurentides (ROCL), remarque également que «tout augmente» sans que les salaires suivent.

Plus de salariés demandent de l'aide

M.Larocque voit de plus en plus de salariés faire appel aux organismes communautaires. 

«Depuis quelques années, les soupes populaires accueillent des salariés ce qui était moins le cas avant. Ce n'est pas seulement ceux qui vivent de l'aide sociale qui fréquentent les soupes populaires», raconte-t-il.  

Ce dernier rapporte qu'un organisme membre du ROCL a vu son nombre de demandes d'aide alimentaire tripler en cinq ans.
Si les besoins augmentent, les services diminuent, constate-t-il.

«Nous vivons les impacts des compressions dans les services publics et dans les organismes communautaires. En combinant les bas salaires à la réduction des services, on crée énormément de pressions sur les gens à faible revenu», affirme l'agent de liaison qui note que depuis la crise financière de 2008 il y a moins d'argent provenant des fondations et de Centraide.  

Des organismes tels que le Café de rue et Cap emploi était sur place. Notons également la présence de Christian Aubin, président du Syndicat de l'enseignement de la Rivière-du-Nord.

Le Conseil central des Laurentides-CSN tient un rassemblement ce samedi à Saint-Jérôme afin de sensibiliser la population à l'importance de se mobiliser pour un salaire minimum décent. L'événement a lieu dès 10 h près du Wal-Mart.   

Benoit Larocque, agent de liaison du Regroupement des organismes communautaires des Laurentides.

©Photo: TC Media-Élaine Nicol