Partager l'abondance, une mission de Moisson Laurentides

Françoise Le Guen francoise.leguen@tc.tc Publié le 18 décembre 2015

Annie Bélanger

©Photo TC-Mdia- Élaine Nicol

BANQUE ALIMENTAIRE. Partager l'abondance, c'est ce que fait Moisson Laurentides tout au long de l'année, nous dit Annie Bélanger, la directrice générale, mentionnant qu'au cours d'une année Moisson recueille plus de 2,9 millions de kg de denrées que l'organisme redistribue ensuite aux organismes communautaires du coin.

«Le travail de Moisson et celui des organismes sur le terrain est complémentaire», ajoute la directrice. En tant que banque alimentaire, Moisson Laurentides à un entrepôt, des camions réfrigérés qui récupèrent les denrées et leur travail est aussi de solliciter les entreprises "ce qui ne se fait pas tout seul".

«On enlève aux organismes communautaires tout ce fardeau-là, donc ils peuvent se concentrer sur ce qu'ils font de mieux, soit aider les gens. Ils créent un lien de confiance avec ceux qui viennent chercher de la nourriture.  L'insécurité alimentaire est un problème qui ne vient pas seul, c'est de plus en plus complexe.»

Dans les faits, les deux entités travaillent de concert. «Il y a des gens qui ne mangent pas à leur faim et ensemble on va aider ces gens-là et leur donner l'espoir, d'où le slogan "pour combattre la faim et nourrir l'espoir", afin qu'ils reprennent confiance et qu'ils fassent les démarches pour ne plus à avoir besoin des comptoirs alimentaires !»

Des activités de sensibilisation

@R:Revenons aux denrées. Celles-ci proviennent de différentes sources, les industries qui transforment les aliments, les grossistes, les agriculteurs, les marchés à grande surface. Ils sont redistribués aux organismes de façon équitable. «Nous desservons 78 organismes en tout dont une quinzaine dans Saint-Jérôme, l'endroit où il y en a le plus», précise Mme Bélanger ajoutant que s'il fallait acheter les 2,9 millions de kg de denrées ça coûterait 16 millions de dollars.

Le visage de la pauvreté change

La demande est énorme constate la directrice générale. «Au mois de mars dernier, il y avait minimalement 21 700 personnes qui fréquentaient un comptoir d'aide alimentaire pour pouvoir manger. De plus, on sait que le visage de la pauvreté change. Il y a de plus en plus de personnes qui travaillent à temps plein au salaire minimum qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts, des personnes seules, des personnes âgées.»

«Il faut se rappeler que personne n'est à l'abri d'une situation difficile. Souvent, on est à trois payes d'un problème financier, comme une perte d'emploi subit, la maladie d'un proche, une séparation qui se passe mal, ajoute-t-elle.  Il faut briser les tabous.  On sait que le panier d'épicerie ne cesse pas d'augmenter. On parle d'augmentation de 30 à 35% alors que les revenus, eux, n'augmentent pas.»

En manchette

Une Jérômienne s'initie au leadership sportif

EXPÉRIENCE. Béatrice St-Jean, de Saint-Jérôme, a pu développer ses capacités en leadership sportif grâce à l'Académie MentoreActive qui permet à 16 filles du Québec d'en apprendre davantage sur l'organisation d'événements sportifs notamment grâce aux différentes conférencières.

Un homme de Mirabel manque à l'appel

DISPARITION. Le Service de police de Mirabel demande l’aide du public afin de retrouver Claude Meunier, 58 ans, disparu de son domicile du secteur St-Antoine à Mirabel. La police a des raisons de craindre pour sa sécurité.

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Françoise Le Guen francoise.leguen@tc.tc Publié le 18 décembre 2015

Annie Bélanger

©Photo TC-Mdia- Élaine Nicol


BANQUE ALIMENTAIRE. Partager l'abondance, c'est ce que fait Moisson Laurentides tout au long de l'année, nous dit Annie Bélanger, la directrice générale, mentionnant qu'au cours d'une année Moisson recueille plus de 2,9 millions de kg de denrées que l'organisme redistribue ensuite aux organismes communautaires du coin.

«Le travail de Moisson et celui des organismes sur le terrain est complémentaire», ajoute la directrice. En tant que banque alimentaire, Moisson Laurentides à un entrepôt, des camions réfrigérés qui récupèrent les denrées et leur travail est aussi de solliciter les entreprises "ce qui ne se fait pas tout seul".

«On enlève aux organismes communautaires tout ce fardeau-là, donc ils peuvent se concentrer sur ce qu'ils font de mieux, soit aider les gens. Ils créent un lien de confiance avec ceux qui viennent chercher de la nourriture.  L'insécurité alimentaire est un problème qui ne vient pas seul, c'est de plus en plus complexe.»

Dans les faits, les deux entités travaillent de concert. «Il y a des gens qui ne mangent pas à leur faim et ensemble on va aider ces gens-là et leur donner l'espoir, d'où le slogan "pour combattre la faim et nourrir l'espoir", afin qu'ils reprennent confiance et qu'ils fassent les démarches pour ne plus à avoir besoin des comptoirs alimentaires !»

Des activités de sensibilisation

@R:Revenons aux denrées. Celles-ci proviennent de différentes sources, les industries qui transforment les aliments, les grossistes, les agriculteurs, les marchés à grande surface. Ils sont redistribués aux organismes de façon équitable. «Nous desservons 78 organismes en tout dont une quinzaine dans Saint-Jérôme, l'endroit où il y en a le plus», précise Mme Bélanger ajoutant que s'il fallait acheter les 2,9 millions de kg de denrées ça coûterait 16 millions de dollars.

Le visage de la pauvreté change

La demande est énorme constate la directrice générale. «Au mois de mars dernier, il y avait minimalement 21 700 personnes qui fréquentaient un comptoir d'aide alimentaire pour pouvoir manger. De plus, on sait que le visage de la pauvreté change. Il y a de plus en plus de personnes qui travaillent à temps plein au salaire minimum qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts, des personnes seules, des personnes âgées.»

«Il faut se rappeler que personne n'est à l'abri d'une situation difficile. Souvent, on est à trois payes d'un problème financier, comme une perte d'emploi subit, la maladie d'un proche, une séparation qui se passe mal, ajoute-t-elle.  Il faut briser les tabous.  On sait que le panier d'épicerie ne cesse pas d'augmenter. On parle d'augmentation de 30 à 35% alors que les revenus, eux, n'augmentent pas.»