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Un mandat de grève pour des CPE des Laurentides

Publié le 11 septembre 2017

L'exécutif du STCPERL, de gauche à droite, Julie Germain secrétaire-trésorière, Danielle Deschatelets, présidente et Chantal Harrison, vice-présidente

©Gracieuseté

LAURENTIDES. Réunies samedi en assemblée générale à Blainville, les membres du Syndicat des travailleuses en CPE région Laurentides -CSN (STCPERL-CSN) se sont prononcés à 93,6 % en faveur d’une banque de six journées de grève à utiliser au moment jugé opportun. Elles veulent ainsi mettre la pression nécessaire pour faire débloquer la négociation des dispositions nationales avec les associations d’employeurs et le ministère de la Famille.

Participantes à l’assemblée générale

Ce sont près de 800 membres du syndicat qui sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015, soit environ 30 mois. «Les travailleuses envoient ainsi un message clair au gouvernement de même qu’aux employeurs, déclare Chantal Maillé, présidente du Conseil central des Laurentides - CSN. Le message est qu’elles sont déterminées à obtenir un contrat de travail leur garantissant des conditions qui leur permettent d’effectuer adéquatement leur travail auprès des enfants.» Pour sa part, Danielle Deschatelets, présidente du syndicat, explique «qu’après 30 rencontres de négociation, seules les matières non monétaires ont fait l’objet d’ententes». Elle mentionne également que «dans cette négociation, les demandes des employeurs représentent des reculs importants, non seulement dans les conditions de travail des syndiquées, mais également dans la qualité des services offerts aux enfants».

«Si nous devons malheureusement en arriver à utiliser la grève pour nous faire entendre, ce ne sera pas de gaité de cœur et les parents seront avisés. Toutefois, notre négociation est cruciale pour le maintien du réseau.»

Danielle Deschatelets

Le réseau des CPE menacé

Le Syndicat est bien conscient que les employeurs et le gouvernement tenteront de discréditer les travailleuses en les accusant de prendre les parents en otage. «Il y a là bien plus qu’un conflit employeurs/employées. Nos revendications permettront d’assurer la pérennité du réseau des centres de la petite enfance, réputé pour la qualité de ses services de garde.  Mais nous ne pouvons ignorer que l’actuel gouvernement a imposé de nombreuses coupes budgétaires et que les directions des CPE, de manière générale, ont choisi d’imposer des reculs dans les services et les conditions de travail pour équilibrer leur budget, choix discutable considérant la lourdeur de l’appareil administratif dont plusieurs CPE se sont dotés, ajoute madame Deschatelets». (F. L. G.)