Un Prévostois veut démystifier le monde des abeilles

Mathieu Ste-Marie mathieu.ste-marie@tc.tc
Publié le 16 novembre 2016

Simon Dutil-Paquette donne des conférences à l'occasion sur le mystérieux monde des abeilles.

©Photo: TC Media-Élaine Nicol

ENTREPRISE. Peu de temps après son arrivée à Prévost il y a quatre ans, Simon Dutil-Paquette a eu la piqûre du monde des abeilles. Aujourd'hui, celui qui a fondé l'entreprise Miel de la Garde avec sa conjointe Édith Martel en janvier 2014 veut faire découvrir cet insecte à la population.

«Le comportement animal de l'abeille comme superorganisme est assez mystérieux encore. On n'en connaît pas beaucoup sur cet insecte», affirme M.Dutil-Paquette.

Le père de deux jeunes enfants ne connaissait pas le monde apicole lorsqu'il a quitté Montréal pour les Laurentides. Il a commencé à s'y intéresser et a découvert un univers assez fascinant. «Le comportement de l'abeille est selon moi un apprentissage qui va durer toute une vie».

Le trentenaire désire maintenant transmettre ses connaissances à ses concitoyens, notamment aux jeunes. L'an prochain, il souhaite donner des conférences dans les écoles de Prévost.

«On aimerait installer des ruches dans des écoles. Nous ne voulons pas seulement vendre des produits, nous voulons que les jeunes soient sensibilisés aux abeilles. C'est une belle sentinelle écologique. Cet insecte est une belle porte d'entrée pour discuter de l'avenir de la planète», croit-il.

Pour l'instant, sa conjointe, qui enseigne au Cégep de Saint-Jérôme, et lui forment les gens à qui il vend des essaims d’abeilles et donnent des conférences dans différents organismes.
«Tout le monde est sensible à l'abeille. Les gens la trouvent mystérieuse. Elle pique, elle fait du miel. Nous avons une relation amour-haine avec elle». 

Certification bio
En plus d'offrir le volet formation, son entreprise se distincte par la traçabilité, souligne-t-il. C’est-à-dire que les clients peuvent savoir, grâce à une fiche, ce qui se trouve dans le miel ou dans différents produits.

«Ça fait partie de l'expérience client. On veut offrir une qualité irréprochable».
La traçabilité permet, en quelque sorte, d'éduquer les gens sur cet univers. «Le niveau de compréhension des gens sur ce qu'est le miel n'est pas élevé», observe-t-il.    

Au début de l'année 2017, son entreprise recevra la certification biologique. Le détenteur d'une maîtrise en sciences de l'environnement croit qu'en ayant cette certification, il renforcera le message que ses produits sont respectueux de l'environnement.

Le couple qui a débuté dans le monde apicole en achetant trois ruches à un voisin il y a trois ans en compte maintenant une centaine, majoritairement situé sur le territoire des Laurentides. Les deux tonnes de miel récoltées cette année ont servi à produire du savon, de la cire, du baume à lèvre, des bonbons, de la propolis ( un antioxydant utilisé pour les maux de gorge et les infections) et bien sûr plusieurs pots de miel.

«L'an prochain, on vise à avoir entre 100 et 200 ruches. On veut poursuivre une production qui est relativement modeste», termine-t-il. 
 
Marché de Noël
Au cours des derniers mois, les deux entrepreneurs ont participé à différents événements afin de faire découvrir leurs produits et partager leurs connaissances sur le monde apicole. Durant le temps des fêtes, ils seront présents dans les marchés de Noël, dont à Prévost le 26 et 27 novembre, à Saint-Jérôme le 4 décembre et à Val-David le 10 décembre. 

 

Plusieurs produits dérivés du miel sont offerts par la jeune entreprise de Prévost.

©Photo: TC Media-Élaine Nicol