«Pas de maisons de ville à Mirabel-en-Haut» - les résidents


Publié le 19 mai 2017

Réjean Montmarquette et Xavier Brown, promoteurs des Promenades du Boisé Mirabel.

©TC Media – Isabelle Houle

C'est ce que les résidents des Promenades du Boisé Mirabel, rassemblés à l'école primaire Mer-et-Monde, ont lancé comme message au sujet d’un projet résidentiel dans ce secteur.

Mardi soir, le maire de Mirabel, Jean Bouchard, a convoqué la population du secteur à une séance d'information pour expliquer le projet de développement, soit la construction de maisons de ville aux Promenades du Boisé Mirabel, au pourtour de la rivière Bellefeuille près de la rue de l'Esplanade, Topaze et Saint-Nicolas. Les promoteurs étaient présents pour l'occasion. D'entrée de jeu, avant même la présentation du projet, les opposants ont crié haut et fort qu'ils refusaient ces constructions. «Nous avons choisi de venir vivre ici pour la tranquillité, la nature et la quiétude», ont lancé plusieurs citoyens.

D'autres ont déploré le manque d e transparence de l'administration municipale au sujet du zonage pour permettre ces constructions.

Obligation de la CMM

Le maire Jean Bouchard a rappelé que Mirabel est une ville qui fait partie de la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM). Mirabel doit donc développer son territoire selon des normes. Pour Mirabel-en-Haut, 20 logements doivent être érigés à chaque hectare. «On a réussi à baisser ça à 16 logements, mais on doit respecter cette condition. Moi non plus ça ne me fait pas plaisir, mais c'est comme ça. Si on n'était pas obligés de faire de la densification, on n'en ferait pas»,  a affirmé le maire Bouchard.

Celui-ci a ajouté qu'il compte rencontrer la CMM pour rappeler que le projet de Mirabel-en-Haut vise à garder son côté campagnard.

«Nous avons fait de gros efforts pour respecter les résidents et rester fidèles à la vocation du projet. Nous avons aménagé des pistes cyclables et sentiers pédestres sur nos terres. Nous n'avons pas le choix de faire d'autres habitations pour respecter les règles de la CMM», a ajouté Réjean Montmarquette, promoteur.

Au total, 550 unités pourraient se construire dans le secteur concerné. Les gens du quartier craignent une grave augmentation de la circulation et la transformation de leur secteur en petite ville. Après cette soirée animée, le maire considérera les commentaires pour prendre une décision finale avec son conseil.