Baisse importante de financement pour le TAC


Publié le 17 mars 2017

Germain Richer présidera l'assemblée générale annuelle de l'organisme le 28 mars. Le rapport annuel de 2016 sera alors présenté.

©Photo: TC Media-Archives

TRANSPORT. Victime d'une baisse du nombre d'usagers, le Transport adapté et collectif MRC Rivière-du-Nord (TAC) a vu ses subventions gouvernementales fondent dans les dernières années.

En 2015 et 2016, l'organisme qui offre un service de taxi-bus et minibus a subi une «coupe annuelle de 75 000 $ pour son service de transport collectif sur une subvention de 200 000 $ du ministère des Transports du Québec (MTQ)», rapporte Louise Bourgeois, directrice générale du TAC.

«Pour avoir droit à cette subvention, nous devons avoir plus de 20 000 passagers», explique Mme Bourgeois.

Ce qui n'a pas toujours été le cas. En effet, en 2016, il y a eu 17 245 utilisateurs du transport collectif contre 19 864 en 2015; 21 324 en 2014 et 22 415 en 2013. «Les jeunes utilisent moins le TAC puisque la location de voiture est plus abordable maintenant», estime-t-elle.

Le président de l'organisme et maire de Prévost Germain Richer croit au contraire que la hausse marquée de l'utilisation de l'automobile est le principal facteur.

«Cette hausse a même incité la Ville de Saint-Jérôme à mettre sur pied un stationnement incitatif et un système de navette gratuite pour diminuer la pression de stationnement dans les rues voisines au centre-ville», affirme celui qui note que la baisse d'utilisateurs est observable ailleurs au Québec.    

Selon Mme Bourgeois, il est clair que cette coupe d'argent affecte l'organisme. «On ne peut pas faire de projet de développement. Nous attendons de voir la politique d'admissibilité du MTQ».

Une flèche au MTQ

La directrice générale et le président s'entendent toutefois pour dénoncer le fait que le MTQ établisse sa politique seulement une année à la fois. «Avant, il y avait une politique triennale», déplore Mme Bourgeois.

«Le ministère pourrait consentir un montant fixe de base par trimestre en transport collectif comme il le fait en transport adapté et ensuite majorer la subvention dépendant du résultat de l'exercice en cours», explique M. Richer qui ajoute que les changements de ministre des Transports (il y en a eu trois en trois ans) ont eu des répercussions.

«Un service moribond»

Inquiet par la coupe de 75 000 $ en 2016, le chef du Renouveau prévostois, Paul Germain critique sévèrement l'organisme qui, selon lui, n'utilise pas les subventions qu'il reçoit.

«Depuis longtemps des citoyens se plaignent du transport collectif à Prévost tant au sujet de la qualité du service qu'au sujet du nombre de transports offerts», affirme celui qui se présentera à la mairie de Prévost cette année.    

Celui-ci ajoute qu'il ne se passe «strictement rien» au TAC.

«Le transport collectif deviendra un service moribond». De son côté, Mme Bourgeois indique que l'an dernier deux plages horaires ont été ajoutées et que les dépliants et les logos ont été refaits.

Quatre municipalités

Le Transport adapté et collectif gère 15 taxi-bus et minibus qui desservent les municipalités de Prévost, Saint-Hippolyte, Sainte-Sophie et Saint-Colomban. Le service est offert sept jours par semaine de 6h30 à 19h30. Il y a douze plages horaires pour le départ du service et le même nombre pour le retour.